Il n'y a pas de produits ici pour le moment.
Vous pouvez utiliser la barre de recherche ou le menu pour en trouver d'autres, ou bien nous envoyer un message.
Retour à l'accueil Nous écrireJusqu'à 14h 📦 Envoi le jour même
Vous souhaitez réaliser vous même la composition ? Contactez nous !
Le millésime 1933 inverse les hiérarchies habituelles. À Bordeaux, un été chaud mais une récolte réduite par des vents violents à la floraison ont donné des rouges légers, souples et élégants, plaisants aujourd’hui mais sans grande garde, tandis que les liquoreux du Sauternais ont déçu. La grande réussite de l’année se joue ailleurs. En Bourgogne, la chaleur estivale a mûri des pinots de finesse et surtout des blancs au sommet du millésime, dont le Domaine de la Romanée-Conti signe les rouges de référence. Dans la Loire, le chenin moelleux de Vouvray atteint une longévité rare, porté par le Domaine Huet, et le nord de la vallée du Rhône ajoute des Syrah de structure. Pour situer 1933 parmi les grandes années de son siècle, consultez notre Guide des Millésimes.
Vous pouvez utiliser la barre de recherche ou le menu pour en trouver d'autres, ou bien nous envoyer un message.
Retour à l'accueil Nous écrireInscrivez-vous et soyez le premier au courant des nouveautés.
Tout dépend de la région. À Bordeaux, 1933 est un petit millésime : les rouges sont légers et agréables, mais sans grande garde, et les liquoreux de Sauternes ont déçu. La vraie réussite de l’année est ailleurs — en Bourgogne avant tout, où les blancs atteignent un niveau remarquable et où les rouges de pinot noir séduisent par leur finesse, à l’image du style des grands domaines comme le Domaine Leflaive en blanc. La Loire et le nord de la vallée du Rhône complètent ce tableau, avec respectivement des chenins moelleux de longue garde et des Syrah structurées. En résumé, c’est un millésime à aborder par la Bourgogne, la Loire et le Rhône plutôt que par Bordeaux.
Pour marquer une année de naissance 1933 — ou un anniversaire de mariage, une date symbolique —, privilégiez les profils qui traversent le mieux le temps. Un grand Vouvray moelleux de la Loire est un choix sûr : le sucre et l’acidité élevée du chenin en font l’un des vins les plus fiables de l’année à la dégustation. Les blancs de Bourgogne et les meilleurs pinots de la Côte de Nuits constituent une alternative racée pour les amateurs avertis. Quel que soit le flacon, vérifiez toujours le niveau et l’état de la bouteille avant l’achat d’un vin de plus de quatre-vingt-dix ans.
Oui, à condition de bien choisir. Les Vouvray moelleux et les grands blancs de Bourgogne, protégés par leur acidité, peuvent offrir de belles surprises de fraîcheur, sur des arômes de fruits confits et de miel. Les meilleurs rouges de Bourgogne et les Hermitage du nord du Rhône, s’ils ont été parfaitement conservés, tiennent également la dégustation. Les rouges de Bordeaux, plus légers dès l’origine, sont à ouvrir sans attendre, et seuls les grands crus classés de Bordeaux à l’historique impeccable méritent la cave. Avant tout achat, examinez le niveau, la couleur et l’étiquette : sur un vin aussi ancien, chaque bouteille est un cas particulier.
Le millésime 1933 n’est pas une grande année bordelaise, et c’est précisément ce qui en fait l’intérêt. L’été fut chaud, mais des vents violents à la floraison ont réduit la récolte, et les rouges de la Gironde sont nés légers et souples, faits pour un plaisir immédiat plutôt que pour la longue garde. Partout ailleurs, l’année a mieux tourné : la Bourgogne signe des rouges de finesse et des blancs remarquables, le nord de la vallée du Rhône des Syrah structurées, et la Loire des chenins moelleux d’une longévité rare. Comprendre 1933, c’est donc regarder au-delà de Bordeaux.
En Bourgogne, 1933 est le sommet du millésime. La chaleur de l’été a permis une maturité complète du raisin ; les rendements sont restés faibles, mais la qualité fut au rendez-vous. Les rouges de pinot noir se distinguent par leur finesse et un bouquet fruité, avec ce qu’il faut de structure pour une longue garde. Les blancs vont plus loin encore : c’est l’un des profils les plus aboutis de l’année, droits, mûrs et dotés d’une acidité qui leur a assuré une étonnante tenue dans le temps.
En Côte de Nuits, les grands pinots de l’année ont la précision des millésimes chauds bien maîtrisés, et les plus beaux crus de Bourgogne rouges — au premier rang desquels ceux du Domaine Armand Rousseau à Gevrey-Chambertin — comptent parmi les plus aboutis de la décennie. Côté blancs, la Côte de Beaune donne la pleine mesure de l’année : le Domaine des Comtes Lafon illustre, à Meursault, la race des grands chardonnays de 1933, aux côtés des meursaults et montrachets les plus réputés. Ces flacons, devenus rares, exigent une provenance impeccable.
Potentiel de garde : les grands blancs et les meilleurs rouges de Côte de Nuits restent aptes à la dégustation lorsque la conservation a été parfaite ; vérifier le niveau et la provenance avant l’achat.
La vallée du Rhône a d’abord été freinée par des gelées d’avril, qui ont réduit les rendements. Mais les grands domaines, surtout dans le nord, ont tiré de l’année des vins de belle tenue. Les Syrah de la partie septentrionale — Hermitage en tête — se montrent structurées et durables, avec la trame tannique et la profondeur aromatique qui font le potentiel de garde de la région.
Sur les coteaux de Tain, l’Hermitage du Domaine Jean-Louis Chave perpétue une tradition familiale bien antérieure au millésime, tandis que Paul Jaboulet Aîné et son Hermitage La Chapelle incarnent la grande école septentrionale de la Syrah. Les rares bouteilles de 1933 encore en circulation relèvent aujourd’hui de la pièce de collection, prisées des amateurs de vieux vins du Rhône.
Potentiel de garde : les meilleurs Hermitage conservent une densité surprenante ; prévoir un long carafage sur ces très vieux flacons.
La Loire est l’une des belles surprises de 1933, et son atout porte un nom : le chenin blanc de Vouvray. Dans sa version moelleuse — un liquoreux issu de raisins surmûris, parfois gagnés par le botrytis, la « pourriture noble » —, le chenin conjugue liqueur et acidité élevée, les deux meilleurs conservateurs naturels du vin. C’est ce qui donne aux grands Vouvray une longévité peu commune, capable de franchir le siècle quand la conservation a été soignée.
Fondé à Vouvray en 1928, le domaine qui porte aujourd’hui le chenin ligérien au plus haut niveau a produit dès ses premières années des moelleux d’anthologie ; son Le Haut-Lieu 1933 compte parmi ces pièces de collection que les amateurs recherchent pour leur aptitude au vieillissement. Plus largement, les meilleurs vins de la Loire de cette année se reconnaissent à leur fraîcheur préservée, sur des notes de coing, de miel et d’écorce d’agrume.
Potentiel de garde : les grands Vouvray moelleux de 1933 comptent parmi les vins les plus fiables de l’année à la dégustation, sous réserve d’un niveau et d’une couleur rassurants ; à servir frais.
À Bordeaux, 1933 fut une année chaude mais une petite récolte : des vents violents à la floraison ont provoqué de la coulure et réduit les volumes. Les rouges qui en sont nés sont légers, souples et parfumés, séduisants par leur charme plutôt que par leur puissance. Les plus réussis gardent de l’élégance ; les moins aboutis ont tourné à l’acidité. C’est, à l’échelle de la décennie, un millésime de consommation, à l’opposé des grandes années de structure comme 1928. Les liquoreux du Sauternais, eux, ont manqué l’année et se réservent aux collectionneurs avertis.
Parmi les valeurs les plus sûres, Château Haut-Brion a produit un 1933 décrit par The Wine Cellar Insider comme élégant et racé, d’un charme certain mais déjà à son apogée — un vin de plaisir immédiat. À Margaux, Château Margaux figure parmi les crus qui ont le mieux tenu leur rang, aux côtés de Latour et de Cheval Blanc sur la rive droite. Sur ce type d’année légère, le choix d’un grand nom et d’une provenance irréprochable fait toute la différence.
Potentiel de garde : à réserver aux meilleurs crus les mieux conservés, à ouvrir sans attendre ; vérifier impérativement le niveau et l’étiquette avant l’achat.
En Champagne, 1933 est une année correcte sans être mémorable. Le style est frais, marqué par une bonne acidité, et seules quelques maisons ont déclaré un millésime cette année-là ; la plupart des raisins ont rejoint les assemblages. Les rares cuvées millésimées qui subsistent relèvent aujourd’hui de la collection, sur un profil très évolué de fruits secs, de miel et de pain grillé.
Parmi les maisons dont les flacons anciens sont les plus recherchés des amateurs figurent Bollinger et Krug, références de la Champagne de garde. Leur dégustation suppose une bouteille à l’historique irréprochable.
Potentiel de garde : pièces de collection avant tout ; réserver l’ouverture aux bouteilles parfaitement conservées.
Choisir un vin 1933, c’est miser sur les régions qui ont fait la réussite de l’année : la Bourgogne au premier rang, avec ses blancs remarquables et ses pinots de finesse ; la Loire et ses chenins moelleux de très longue garde ; et le nord de la vallée du Rhône, pour des Syrah de structure. Les rouges de Bordeaux, plus légers, s’apprécient pour leur charme et se boivent sans attendre. Chaque bouteille proposée est expertisée et contrôlée — niveau, étiquette, provenance. Pour situer 1933 parmi les années de son siècle et préparer votre choix, consultez le Guide des Millésimes SoDivin.